Le dossier
Les questions qu'il s'est posées, et ses réponses.
Il a décrit son projet à Lupo, l'assistant IA de Vexon, qui a transformé ses réponses en chiffres. Voici ce que ça donne, dans l'ordre où les questions arrivent.
Qu'est-ce qu'il ouvre, et quand ?
Il a 36 ans, un CAP cuisine, et sept ans de billig dans une crêperie de 50 couverts, dont trois comme responsable de cuisine. Il ouvre sa propre crêperie dans la rue commerçante d'une ville de 15 000 habitants, à cent mètres de la mairie et du marché : 24 couverts en salle, 12 de plus en terrasse l'été, et aucune autre crêperie à moins de 20 km. Il ouvre sur des horaires qu'une seule personne peut tenir : du mardi au samedi midi, le vendredi et le samedi soir. Il a fixé sa date d'ouverture (janvier 2027) et choisi la forme de son entreprise avec le petit questionnaire de Vexon. Si vous ne savez pas encore laquelle choisir, Vexon en pose une à titre provisoire : vous la confirmerez quand vous saurez, rien n'est bloqué en attendant.
Qu'est-ce qu'il achète pour ouvrir ?
31 400 € au total, et c'est peu pour un restaurant : le local est un ancien snack libre de tout droit au bail, avec une extraction déjà en place qu'il remet aux normes. Deux billigs, le froid et la plonge, l'aménagement de la salle, le mobilier de la terrasse, la caisse, l'enseigne. Le dépôt de garantie du local est dans la liste : c'est de l'argent qui dort chez le propriétaire, et on oublie souvent de le compter dans ce qu'il faut trouver. Vexon le rappelle quand il manque. Pour chaque achat, Vexon propose la durée sur laquelle il s'use, modifiable d'un clic : il a raccourci celle de la vaisselle et du linge, qui s'usent vite.
| Investissement | Montant HT |
|---|---|
| Billigs électriques professionnels (x2) | 3 200 € |
| Matériel de cuisine (armoire réfrigérée, saladette, lave-vaisselle, plonge, petit électroménager) | 7 500 € |
| Remise aux normes extraction (hotte) et électricité cuisine | 4 500 € |
| Aménagement de la salle (peinture, sol, éclairage, décoration) | 5 000 € |
| Mobilier de salle et de terrasse (tables et chaises pour 24 couverts + 12 en terrasse) | 4 000 € |
| Vaisselle, ustensiles et linge de table | 1 800 € |
| Caisse enregistreuse, TPE et logiciel de caisse | 1 500 € |
| Enseigne et signalétique extérieure | 1 200 € |
| Dépôt de garantie bail commercial | 2 700 € |
Comment il le paie ?
23 000 € qu'il apporte lui-même : ses économies, plus un prêt d'honneur, un prêt à 0 % obtenu à titre personnel. Puis 24 000 € prêtés par la banque sur 7 ans à 4,0 %, avec six mois au début pendant lesquels il ne rembourse que les intérêts. Il décide aussi de garder 5 000 € de côté sur le compte, pour les mois difficiles. À chaque ligne ajoutée, Vexon affiche ce qui reste à trouver : personne n'a de calcul à faire, ni vous, ni Lupo.
| Ressource | Montant |
|---|---|
| Apport en capital | 15 000 € |
| Apport en compte courant (prêt d'honneur Initiative) | 8 000 € |
| Prêt bancaire équipement et travaux | 24 000 € |
Combien il vend ?
Des galettes et des crêpes sur place, des cidres et des bières artisanales, un peu de vente à emporter. 55 000 € la première année, une petite quinzaine de couverts par jour. Puis 90 000 € la deuxième et 115 000 € la troisième, avec l'arrivée du serveur à mi-temps. Il n'ouvre pas à plein régime : 4 % de ses ventes de l'année le premier mois, et des mois de fin d'année plus forts. La farine, les œufs, le beurre et les cidres lui coûtent 28 % de ce qu'il vend, bien sous la limite que la profession se fixe (35 %) : c'est l'atout de la crêperie. La TVA n'est pas la même sur une galette et sur une bolée de cidre : Vexon la calcule ligne par ligne.
| Source de revenu | 2027 | 2028 | 2029 |
|---|---|---|---|
| Repas sur place | 41 000 € | 67 500 € | 86 000 € |
| Cidres et bières (sur place) | 8 500 € | 13 500 € | 17 000 € |
| Vente à emporter | 5 500 € | 9 000 € | 12 000 € |
Faites glisser le tableau pour voir toutes les colonnes.
Qu'est-ce que ça lui coûte chaque mois ?
17 dépenses régulières, 25 526 € la première année. Le loyer (900 € par mois) et l'électricité des billigs pèsent le plus, mais ce sont les petites lignes qui rendent un dossier crédible : le nettoyage obligatoire de la hotte, la blanchisserie, les emballages à emporter, la banque, le logiciel de caisse. Les frais de création de l'entreprise, cités au moment des achats, ont été repris ici sans qu'on les lui redemande. Et plusieurs lignes montent avec l'activité à partir de la deuxième année : l'électricité, les emballages, les commissions de carte bancaire, le comptable qui fait désormais une fiche de paie.
| Charge | 2027 HT |
|---|---|
| Location immobilière | 10 800 € |
| Frais d'établissement | 1 300 € |
| Électricité | 4 200 € |
| Eau | 540 € |
| Primes d'assurance | 1 140 € |
| Honoraires comptable / Juridique | 1 800 € |
| Services bancaires | 900 € |
| Forfait internet & téléphone | 540 € |
| Redevance logiciel | 420 € |
| Charge | 2027 HT |
|---|---|
| Publicité | 960 € |
| Entretien / Réparation immobilière | 840 € |
| Blanchisserie | 600 € |
| Petit équipement | 720 € |
| Emballages vente à emporter | 400 € |
| Documentation | 300 € |
| Formation professionnelle continue | 0 € |
| Taxe d'apprentissage | 0 € |
Qui travaille avec lui, et combien il se paie ?
Lui seul la première année, au billig et en salle, pour environ 412 € nets par mois. Puis un serveur ou une serveuse à mi-temps en mars de la deuxième année : un service de plus le jeudi soir, la terrasse mieux tenue l'été, la vente à emporter qui se développe. Lui passe à environ 988 € nets la deuxième année et 1 699 € la troisième, parce que la crêperie tourne. Vexon lui demande ce qu'il veut toucher et calcule le reste : cotisations, paie du salarié, mois par mois.
| Poste | Statut | Arrivée |
|---|---|---|
| Gérant | Dirigeant TNS | dès l'ouverture |
| Serveur(se) polyvalent(e) | Salarié(e) | mois 15 |
Faites glisser le tableau pour voir toutes les colonnes.
Lupo, l'assistant IA de Vexon
Ce dossier a été dicté, pas tapé.
Vous décrivez, Lupo range : il classe chaque dépense, calcule ce qui se calcule, pose la question qui manque et prépare une carte à valider. Des moments réels de ce dossier.
Le porteur : Les frais de création de l'EURL, l'annonce légale, la formation hygiène et le permis d'exploitation : 1 300 €. Je les mets où ?
Lupo : Les frais d'immatriculation, annonces légales et formations ne sont pas des immobilisations : ils passent en charges (frais de démarrage). Je les note pour le volet Charges. Pour ton local : tu as un droit au bail à racheter ou un dépôt de garantie à verser au propriétaire ?
Une dépense rangée au bon endroit, et la question qui suit : le dépôt de garantie est demandé avant qu'on l'oublie.
Le porteur : Vexon me dit que la trésorerie passe sous ma réserve de 5 000 € en février. Monte le prêt à 24 000 € au lieu de 22 000 €, tout le reste pareil.
Lupo : Récap : prêt bancaire équipement et travaux porté de 22 000 € à 24 000 €, tout le reste inchangé (84 mois, 4 %, différé 6 mois, assurance 0,30 %). D'après ton dossier, les financements dépassent déjà les besoins saisis de 8 600 € avec 22 000 €. À 24 000 €, l'excédent monte à 10 600 €. Si les 2 000 € supplémentaires couvrent un besoin de trésorerie, tu peux le déclarer via la réserve : sinon c'est simplement une marge de sécurité, et c'est ton choix.
Lupo applique la modification et dit ce qu'elle change, avec les chiffres calculés par Vexon : la décision reste au créateur.
Le porteur : Je suis seul au début. Je veux que ça me coûte 600 € par mois la première année, cotisations comprises, parce que je garde mon chômage à côté. Ça me fait combien pour moi ?
Lupo : Récap : Gérant, statut TNS. Rémunération mensuelle la première année : 600 € (enveloppe totale entreprise, cotisations TNS comprises, soit environ 415 € net), dès le départ.
Le créateur dit ce que ça coûte à l'entreprise, Lupo dit ce qu'il touchera vraiment.
Le porteur : En mars de la deuxième année, j'embauche un serveur ou une serveuse en CDI à 24 heures par semaine, 1 350 € brut par mois. Comment je le mets ?
Lupo : Récap : Serveur(se) polyvalent(e), salarié(e) au régime général, 1 personne, 1 350 € brut par mois, embauche en mars de la deuxième année, soit le mois 15 du prévisionnel, puis 1 380 € la troisième année. Pas de mois de fin : c'est un CDI.
Une embauche en cours d'année est posée au bon mois : la paie et les cotisations ne comptent qu'à partir de là.